
Il y a une époque passionnante de la réflexion française, où les philosophes et les physiciens parlaient avec simplicité, dans un vocabulaire clair pour les gens cultivés, parce qu’ils savaient que ce n’est pas tellement les mots qui font les choses, et que les mots compliqués obscurcissent le propos.
C’était aussi, pour la même raison, une période lumineuse pour l’histoire de la réflexion scientifique, pour l’histoire des sciences, et pour le dialogue toujours renoué, par ces grands hommes eux-mêmes, entre les lettres et les sciences. Je vais prendre exemple de deux personnages majeurs, Emile Meyerson (1859 – 1933) et Léon Brunschvicg (1869 – 1944).
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