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Le récit et la science

Longtemps réticents à admettre ce cousinage avec les sciences humaines, ou la littérature, les scientifiques voient pourtant qu’il leur faut raconter les choses. Le succès public de certains de leurs livres les encourage.

Raconter l’importance de ce qu’ils ont trouvé, de ce à quoi ils ont contribué, cela suppose qu’on explique les contextes, l’histoire des débats et des enjeux. De sorte que, peu à peu, on constate qu’il s’agit d’une histoire.

On peut se limiter aux années de recherches où l’on a soi-même participé. Mais on voit vite que si l’on veut se faire comprendre, il faut expliquer davantage, raconter plus large.

Et finalement, il s’agit de l’histoire des sciences, qui s’avère n’être pas un appendice des sciences – mais sa pointe.

NOTE éditoriale à la fin

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Le cœur vaut-il la peine ?

Colette dans Rêve d’Egypte, 1907.

Pour le 2e épisode de notre feuilleton de l’été, Peines de cœur et Société, nous allons confronter deux mondes, résumés au conflit de deux citations

L’une : Les peines de cœur sont irrémédiables (Lamennais, 1841)

L’autre : Il n’y a pas de peine irrémédiable, sauf la mort (Colette, 1907)

Notre enquête « le Souci de soi a-t-il dynamité l’enthousiasme social ? », repart donc sur l’année 1841, par laquelle nous avions terminé le billet précédent.

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Funérailles de la correspondance ?

La « correspondance », c’était quand on s’écrivait : on envoyait des lettres, ou des cartes postales, ou des billets doux ; ou des « petits bleus » qui étaient des sortes de télégrammes. Et on en recevait, car c’était dans les deux sens !

‘Je m’ennuie à mourir’ : Gustave à Louise, 7 août 1846.

La nostalgie est partout, bien entendu. Elle s’insinue dans tous les plis. Quand on ouvre l’enveloppe et qu’on déplie la feuille.

Mais si la correspondance semble avoir disparu, ce n’est pas parce que nous ne saurions plus nous écrire. On constate tous les jours (surtout quand il pleut) que nous nous écrivons beaucoup.

Il y a d’autres raisons.

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