
On ignore quand exactement a vécu Nāgārjuna : aux IIe et IIIe siècle EC. Certaines de ses œuvres nous sont parvenues en sanskrit ; d’autres seulement en traductions, tibétaine ou chinoise. En Chine, on l’appelle Lóngshù 龍樹 ; en tibétain Klu-sgrub (pron. Lu-dub) ; au Japon, on dit Ryūju.
Nāgārjuna, grand nom des philosophies indiennes, est illustre au-delà des Indes car il a contribué à rendre célèbres en Asie certaines formes du bouddhisme. Je l’appelle le « logicien ironique » parce que son œuvre majeure est faite de contrastes astucieux, dans l’idée que rien de ces notions qu’on agite n’est acceptable en soi.
C’est de l’ironie au sens premier : une distance posée sur ce qu’on dit. Et chez Nāgārjuna aussi, cela peut devenir amusant.
A la mémoire de Michel Angot
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