
En 1732, Voltaire fait jouer Zaïre, une tragédie en vers. Jérusalem, les croisades.
Le sultan Orosmane libère cent chevaliers, mais refuse de libérer la belle Zaïre qu’il aime, et qui l’aime. Quand le vieux roi chrétien Lusignan est libéré aussi, il reconnaît en Nérestan, qui a apporté la rançon, et en Zaïre qui ne partira pas, ses enfants disparus.
Le vieux roi est horrifié que sa fille aime un musulman. Il exerce sur elle un chantage étouffant. Le sultan Orosmane n’a pas moins d’aveuglement. Trompé par un message de Nérestan à sa sœur, il poignarde Zaïre puis, comprenant son erreur, se tue. Elle ne partira pas.

En 1780, Mozart a commencé un opéra dont la protagoniste est Zaide, esclave du sultan Soliman. L’intrigue n’est pas la même, et Mozart ne terminera pas l’opéra. L’Enlèvement au sérail, dont l’intrigue est encore différente, est de 1782.
La BNF a retrouvé une partition de Mozart, ci-dessus : c’est de saison !
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